dans le cadre des festivités de l'année...
sur bdzoom par Philippe Tomblaine
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jeudi 5 décembre 2013
dimanche 7 octobre 2012
samedi 29 août 2009
Une critique de Spirou
Critique du Spirou sur le blog Phylacterium
Loin de la polémique : un album référentiel et provocateur
Pour ce premier article, je vais revenir quelques mois en arrière. En mai dernier sort un nouvel album de Spirou dans la collection « Spirou vu par… » nouvellement créée par Dupuis au début de l’année 2006. Il a pour titre Le groom vert-de-gris, pour dessinateur Olivier Schwartz et pour scénariste Yann. L’intrigue est alléchante : on retrouve le jeune groom dans le Bruxelles occupé des années noires, dans un rôle d’espion au service de la Résistance belge. Très vite, l’album fait polémique sur le net, le scénariste Yann se retrouvant suspecté d’antisémétisme… Pour ma part, dans la mesure où rien ne m’a particulièrement choqué dans cet album, je préfère en faire une critique purement esthétique. Car le grand tort de la polémique a été d’oublier qu’il s’agit avant tout d’un album de bandes dessinée devant être traité comme tel ; et ce d’autant plus qu’il m’a paru extrêmement intéressant à commenter.
Loin de la polémique : un album référentiel et provocateur
Pour ce premier article, je vais revenir quelques mois en arrière. En mai dernier sort un nouvel album de Spirou dans la collection « Spirou vu par… » nouvellement créée par Dupuis au début de l’année 2006. Il a pour titre Le groom vert-de-gris, pour dessinateur Olivier Schwartz et pour scénariste Yann. L’intrigue est alléchante : on retrouve le jeune groom dans le Bruxelles occupé des années noires, dans un rôle d’espion au service de la Résistance belge. Très vite, l’album fait polémique sur le net, le scénariste Yann se retrouvant suspecté d’antisémétisme… Pour ma part, dans la mesure où rien ne m’a particulièrement choqué dans cet album, je préfère en faire une critique purement esthétique. Car le grand tort de la polémique a été d’oublier qu’il s’agit avant tout d’un album de bandes dessinée devant être traité comme tel ; et ce d’autant plus qu’il m’a paru extrêmement intéressant à commenter.
samedi 13 juin 2009
Le retour de Sfar
Dans le petit monde de Joann Sfar
Je suis bien maladroit, puisque mon précédent billet avait pour objet de faire lire l'album de Yann et Schwartz, ainsi que d'inviter à relire celui de Bravo. Une fois pour toutes, on aura compris que j'adore le livre d'Emile. On aura vu, également, que le livre de Yann et Schwartz me fascine, mais qu'une image n'est pas passé, celle d'une jeune juive transformé en bonhomme d'imagerie légère.
Les critiques que j'ai formulées pourraient se résumer en quelques lignes, et elles n'ont rien à voir avec mon opinion littéraire ou mon statut d'auteur:
Je tentais de poser la question des nazis de pacotille. J'essayais de dire que tant qu'on représente des nazis de pacotille, ça n'est pas très grave. je considère que la farce cesse d'être drôle quant on se retrouve à représenter des déportés de pacotille.
Je suis bien maladroit, puisque mon précédent billet avait pour objet de faire lire l'album de Yann et Schwartz, ainsi que d'inviter à relire celui de Bravo. Une fois pour toutes, on aura compris que j'adore le livre d'Emile. On aura vu, également, que le livre de Yann et Schwartz me fascine, mais qu'une image n'est pas passé, celle d'une jeune juive transformé en bonhomme d'imagerie légère.
Les critiques que j'ai formulées pourraient se résumer en quelques lignes, et elles n'ont rien à voir avec mon opinion littéraire ou mon statut d'auteur:
Je tentais de poser la question des nazis de pacotille. J'essayais de dire que tant qu'on représente des nazis de pacotille, ça n'est pas très grave. je considère que la farce cesse d'être drôle quant on se retrouve à représenter des déportés de pacotille.
jeudi 11 juin 2009
Spirou et Fantasio : Une polémique vert-de-gris
Pasamonik sur actuabd
La polémique souffle sur le dernier album de Spirou, Le Groom vert-de-gris. Sur son blog, Joann Sfar parle à son propos de « sentiment d’antisémitisme. » Yann s’en défend vertement sur BoDoï.com. Cette icône « tous publics » de la BD belge remporte un gros succès en librairie. Mais sa lecture suscite le malaise auprès de certains. Sfar est-il trop sensible ou est-ce Yann qui est allé « trop loin » ? Analyse.
La polémique souffle sur le dernier album de Spirou, Le Groom vert-de-gris. Sur son blog, Joann Sfar parle à son propos de « sentiment d’antisémitisme. » Yann s’en défend vertement sur BoDoï.com. Cette icône « tous publics » de la BD belge remporte un gros succès en librairie. Mais sa lecture suscite le malaise auprès de certains. Sfar est-il trop sensible ou est-ce Yann qui est allé « trop loin » ? Analyse.
mercredi 20 mai 2009
Yann défend son Spirou et répond à Joann Sfar
Laurence Le Saux dans Bo Doï
Comment est né ce Groom vert-de-gris?
C’est une vieille histoire, qui date de plus de vingt-cinq ans et à laquelle était déjà associé ce titre. Yves Chaland devait la dessiner [on peut d'ailleurs en lire les premières pages dans Les Inachevés, édités par Champaka]. À l’époque, Dupuis l’avait commandée en nous laissant toute liberté. J’avais proposé de raconter la vie de Spirou au Moustic Hotel et sa rencontre avec Fantasio, un pauvre hère limite clochard. Quand les Allemands arrivaient, le groom troquait son costume rouge contre un autre, vert-de-gris. Seulement, Jean Van Hamme, alors directeur éditorial, est parti et, comme c’est souvent le cas lorsqu’une équipe change, ses projets – dont notre Spirou - ont été balayés. Les années ont passé, et j’ai ressorti le scénario de mes tiroirs. Mais, entre temps, Emile Bravo s’était lancé dans Le Journal d’un ingénu [qui imagine aussi la rencontre entre Spirou et Fantasio, en temps de guerre]. J’ai râlé quand j’ai appris qu’il dessinait « mon » histoire. Toutefois, Emile est un ami et j’aime ce qu’il fait, alors je ne me suis pas fâché. J’ai modifié mon récit initial – de toute façon je ne voulais pas exploiter les idées d’Yves Chaland, ç’aurait été gênant. Je l’ai fait débuter où l’histoire de Bravo s’arrête, à la déclaration de guerre. Et j’ai supprimé la rencontre entre Spirou et Fantasio, pour qu’elle ne contredise pas sa version.
Comment est né ce Groom vert-de-gris?
C’est une vieille histoire, qui date de plus de vingt-cinq ans et à laquelle était déjà associé ce titre. Yves Chaland devait la dessiner [on peut d'ailleurs en lire les premières pages dans Les Inachevés, édités par Champaka]. À l’époque, Dupuis l’avait commandée en nous laissant toute liberté. J’avais proposé de raconter la vie de Spirou au Moustic Hotel et sa rencontre avec Fantasio, un pauvre hère limite clochard. Quand les Allemands arrivaient, le groom troquait son costume rouge contre un autre, vert-de-gris. Seulement, Jean Van Hamme, alors directeur éditorial, est parti et, comme c’est souvent le cas lorsqu’une équipe change, ses projets – dont notre Spirou - ont été balayés. Les années ont passé, et j’ai ressorti le scénario de mes tiroirs. Mais, entre temps, Emile Bravo s’était lancé dans Le Journal d’un ingénu [qui imagine aussi la rencontre entre Spirou et Fantasio, en temps de guerre]. J’ai râlé quand j’ai appris qu’il dessinait « mon » histoire. Toutefois, Emile est un ami et j’aime ce qu’il fait, alors je ne me suis pas fâché. J’ai modifié mon récit initial – de toute façon je ne voulais pas exploiter les idées d’Yves Chaland, ç’aurait été gênant. Je l’ai fait débuter où l’histoire de Bravo s’arrête, à la déclaration de guerre. Et j’ai supprimé la rencontre entre Spirou et Fantasio, pour qu’elle ne contredise pas sa version.
lundi 11 mai 2009
Sfar polémique
Dans le petit monde de Joann Sfar
les nazis c'est sympa?
Oui, il faut se demander ça. Quel usage fait-on de l'uniforme nazi, de la croix gammée, de cette réalité qui tend à devenir folklore, imagerie, où va-t-on avec ça ?
Bien entendu, ça a commencé dans les récits populaires américains de l'après guerre. On a compris qu'on tenait là un symbole de détestation assez fort. Bien vite remplacé par les communistes.
les nazis c'est sympa?
Oui, il faut se demander ça. Quel usage fait-on de l'uniforme nazi, de la croix gammée, de cette réalité qui tend à devenir folklore, imagerie, où va-t-on avec ça ?
Bien entendu, ça a commencé dans les récits populaires américains de l'après guerre. On a compris qu'on tenait là un symbole de détestation assez fort. Bien vite remplacé par les communistes.
samedi 9 mai 2009
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